Sites censurés, internautes harcelés, blogueurs emprisonnés... Le Web n'est pas libre dans plusieurs pays dans le monde. Parmi eux des dictatures, mais aussi quelques démocraties.
Sans surprise, neuf se trouvent en Asie, auxquels s'ajoute la Cuba. Parmi les moyens les plus utilisés figure la répression de blogueurs et autres dissidents qui s'expriment en ligne. La Chine, le Viêt-nam et l'Iran sont les plus actifs dans ce domaine, avec respectivement 77, 17 et 11 personnes emprisonnées. L'Iran a par exemple arrêté un blogueur de 18 ans et a même condamné à mort deux administrateurs de sites d'opposition en décembre dernier.
En Corée du Nord par exemple, l'accès Internet n'existe pratiquement pas, réservé à quelques dirigeants du régime.
En Chine, un "pare-feu" à l'échelle du pays empêche d'accéder à une bonne partie du Web. C'est aussi le cas en Birmanie, où deux fournisseurs d'accès sont réservés au pouvoir et un autre à la population, ce qui permet de bloquer le Web à la demande. A Cuba et au Turkménistan, Internet est en réalité un Intranetcontrôlé, avec un nombre limité de sites accessibles.
La Corée du Sud fait aussi partie des pays considérés démocratiques à filtrer le Web. Les sites visés sont ceux qui font l'apologie du voisin nord-coréen. L'autorité administrative des télécoms surveille la Toile pour cela et ordonne ensuite aux FAI de bloquer les sites visés. Cette censure touche également certaines pages sur des réseaux sociaux.
Source: Reporters sans frontières
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